Mercredi 25 janvier 2012
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Quand l'occasion se présente j'aime bien aller aux "couturières" . A l'origine la répétition "des
couturières" était la dernière répététition avant la "générale" et servait donc à apporter les derniers ajustements aux costumes de scène. Aujourd'hui LA COUTURIÈRE n'est souvent qu'une
avant-représentation devant un public d'amis, destiné à "essayer" le spectacle avant de le livrer aux CRITIQUES et à un public plus ou moins professionnel avant le VRAI public. Il n'empêche que
cette représentation un peu privilégiée avec l'annonce du metteur en scène qui prévient que " si un problème survenait, il serait susceptible d'interrompre la représentation" donne un délicieux
frisson de complicité avec l'ensemble de l'équipe, qui met plus de sel encore à la représentation théâtrale. J'ai donc assisté lundi soir à la COUTURIÈRE de "LUCIDE" au Théâtre Marigny. SOL
ESPECHE une jeune et brillante comédienne avec qui j'avais tourné dans un court métrage se retrouvant assistante à la mise en scène sur ce spectacle m'avait proposé de faire partie des
spectateurs privlégiés qui allaient découvrir la pièce, l'auteur : RAFAEL SPREGELBURD que je ne connaissais pas et l'émoi tout neuf des acteurs qui allaient tester pour la première fois les
réactions du public. Le metteur en scène MARCIAL DI FONZO BO est argentin comme l'auteur, dont il a déjà monté plusieurs pièces. Il est donc parfaitement à l'aise dans cet univers surprenant,
décalé qui joue sur plusieurs niveaux de lectures entre la farce baroque et la gravité angoissante d'une situation dont nous aurons la clef au moment de l'épilogue. On rit tout le temps, on est
destabilisé, troublé, malmené comme à la fête foraine entre fou-rire et vertige. La distribution est BRILLANTE. Ils sont quatre, c'est une partition chorale et tous méritent le même coup de
chapeau: KARINE VIARD, LÉA DRUCKER, MICHA LESCOT ET PHILIPPE VIEUX (vous pouvez passez les voir sur le site du Marigny ) J'espère vraiment que le public suivra ce théâtre si éloigné d'un certain esprit cartésien qui caractérise souvent nos
productions théâtrales dans les salles privées parisiennes.
Par Laurence
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Publié dans : MES BONHEURS
Mercredi 25 janvier 2012
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ANITA, c'est un prénom gai, un prénom qui claque, un prénom qui souffle un petit vent d'exotisme, de pays
lointain, il vient du prénom hébraïque Hannah dont il est le diminutif et qui signifierait "grâce". NOTRE" ANITA PLESSNER était gaie, malicieuse, intelligente, cultivée, mélomane. Elle était
comédienne et la doyenne - je ne suis pas sûre qu'elle aurait aimé être appelée ainsi, donc disons plutôt : LA JEUNE DOYENNE - de notre collectif : A MOTS DÉCOUVERTS. Anita était coquette,
elle se parfumait à "l'HEURE BLEUE" de Guerlain et s'habillait avec grâce. Elle faisait partie de cette multitude d'artistes dont le nom n'illumine pas les façades des grands théâtres et qui ne
monopolisent pas les plateaux de télévision, mais qui servent toute leur vie les auteurs et le THÉÂTRE, artisans généreux dont le salaire modeste n'est valorisé que par les applaudissements
et la reconnaissance éphémère du public le soir de la représentation. ANITA était de ceux là, elle me confiait, il y a quelques mois, à l'une de ses sorties d'hôpital qu'elle ne se sentait
peut-être plus tout à fait la force de remonter sur un plateau pour jouer - enfin, pas tout de suite - mais que sa retraite ne lui permettrait pas de vivre et qu'elle pourrait toujours assurer
des lectures. Cette anecdote pour dire, non seulement l'indécence des retraites de nos professions, (plus minables encore que beaucoup d'autres) mais aussi LE DÉSIR toujours vivant d'être sur les
planches jusqu'au bout, liée à l'OBLIGATION VITALE. ANITA, petite et fragile comme un moineau, s'est battue pendant deux ans, avec une force insoupçonnable contre cette saloperie de CRABE qui
décime tant d'humains, mais la camarde a toujours le dernier mot. ANITA nous a quittés le 20 janvier et nous allons l'accompagner aujourd'hui vers un ailleurs qui résonnera, j'espère, de
tous les applaudissements qu'elle aimait tant. J'offre à ses yeux si bleus et à son sourire malicieux, la dernière strophe de la chanson de Jean-Roger CAUSSIMON qui s'appelle "Les
comédiens".
Les comédiens
Quand l’âge vient
Quittent la scène
Et quand il leur advient
De vivre de longs jours
Sur cour ou sur jardin
Tout seuls ils se souviennent
De ce fichu métier
Qu’ils ont aimé
D’amour
Par Laurence
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Publié dans : JOUR DE PLUIE
Mardi 24 janvier 2012
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17:20
Quand la chanteuse ne s'appelait pas encore "BRUNI-SARKOZY"...Elle n'était pas tout à fait "accordée" au
diapason de MONMARI. On dit que seuls les imbéciles ne changent pas d'idées, il faut admettre que sur ce terrain, le couple présidentiel est d'une intelligence lumineuse .
Par Laurence
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Publié dans : TEMOIGNAGES
Dimanche 22 janvier 2012
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Jadis le roi l' appelait "BOUFFON" et il était le seul sujet à se permettre de lui dire la vérité toute nue.
Aujourd'hui, on l'appelle HUMORISTE, il ou en l'occurence ELLE a le droit d'être intelligent, corrosif, parodique et parfois méchant. ELLE, c'est SOPHIA ARAM dont j'ai souvent vanté les mérites
dans mes billets. Je la trouve de plus en plus brillante dans ses analyses au scalpel du monde politique. Mais appremment tout le monde ne partage pas le même sens de l'humour ! J'ai pris tout à
l'heure dans le métro Stalingrad cette photo d'une de ses affiches "graffitée". On peut y voir la petite moustache bien connue, la croix gammée et un "SALE PUTE" écrit sur son front, ainsi que
"sionist....!!!!" Et je ne sais si le timide "BRAVO" presque illisible est là pour encourager les graffiteurs ou pour lui témoigner sa sympathie. Son spectacle "CRISE DE FOI" parle des trois
religions, musulmane, juive et catholique avec LIBERTÉ, drôlerie et intelligence. ON PEUT SOURIRE DE CES GRAFFITIS...MOI, ÇA ME COLLE DES FRISSONS !
Par Laurence
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Publié dans : Spéciales Dernières
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