Samedi 21 mars 2009
LES QUARANTE MILLIONS DE MALADES DU SIDA DANS LE MONDE OFFRENT CES PETITS SOUVENIRS
AU LOCATAIRE DU VATICAN ET À SON AMIE CHRISTINE BOUTIN
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Mon ami Elie PRESSMAN, auteur de talent , qui a un goût prononcé pour les jeux de mots et les aphorismes, décompose le nom du majestueux dramaturge en
un "SHAKE" qui secoue et un "EXPIRE" comme ce dernier soupir, ce murmure de la vie qui s'exhale ou cette petite mort de l'extrême jouissance. SHAKESPEARE, le plus grand, le Dieu tout puissant au
Panthéon de tous les auteurs de théâtre de la planète. Cet immense bonhomme donc, aujourd'hui, s'amuse à nous jouer son dernier grand retour sur le devant de la scène presque 400 ans après sa
mort, avec tambours et trompettes dans les médias. Nous nous étions fait à l'idée de ce visage un peu disgracieux, sans humour, à ce grand front dégarni un hydrocéphale, à cette coiffure laquée à
la "Ninon", un peu ridicule, l'oeil tombant, la moustache bien taillée, mais un peu indigente, l'ensemble coïncé dans un col rigide de pasteur luthérien...Et voilà, que...."O magie du théâtre"
apparaît un homme jeune - 46 ans, et ne les paraissant pas, un brin lifté - l'oeil séduisant, voire canaille, la moustache conquérante et la barbe rousse aguichante. Est-ce bien le même homme que
celui qui dormait dans nos manuels scolaires? Longtemps, la question s'est posée de l'existence réelle du dramaturge. Etait-il seul à écrire ses pièce ? L'acteur Shakespeare n'était-il qu'un
prête nom ? Un ignoble copiste? S'appelait-il vraiment Shakespeare ? Quoiqu'il en soit, je suis prête, la tête sur le billot à jurer que cet homme
au regard fascinant est MON SHAKESPEARE, le seul, le vrai, l'auteur incomparable des tragédies,
des comédies et des sonnets. Plus je te regarde, pus je suis convaincue, tu es Willy, le grand, WILL, l'unique (et j'ose espérer que cette déclaration d'amour te poussera à sortir une fois de
plus de ta réserve pour m'offrir la chance d'interpréter une fois encore une de tes pièces! )
C'est un film qui
raconte une histoire assez semblable, mais ça se passe à nos portes, aujourd'hui en France, à CALAIS. C'est un film magnifique, superbement interprété (un grand Bavo à Vincent LINDON et à son
partenaire), superbement filmé et qui nous raconte la tragédie des migrants, la lâcheté, la délation et le courage des justes. Merci à Philippe LIORET, merci à tous ceux qui ont fait que ce film
existe. Et un petit coup de chapeau perso à ma partenaire iranienne de "(H)istoires de filles" BEHI DJANATI ATAÏ (qui jouait le rôle principal de "Pour un Instant la liberté" et qui se retrouve
avec un rôle plus modeste, mais cependant présent, dans celui-ci ) DONC, A VOIR DE TOUTE URGENCE ET...CERISE SUR LE GÂTEAU, VOUS EMMERDEREZ ERIC BESSON!
Pardon,pardon, décidément je "néglige" ce blog, dévorée en ce moment par des "écritures" chronophages dont je vous parlerai
prochainement...Et durant cette période trop occupée, je laisserai sans doute la griffe à ma "Persane sans papiers" qui bout d'impatience derrière moi de reprendre le cours de ses
"lettres"...Cependant avant de lui abandonner mon clavier et mes prérogatives, je voulais vous faire partager le bonheur que j'ai connu la semaine dernière avec "LES FOLIES COLONIALES" à la
Villette. A la vue de l'affiche, déjà, je n'avais pas hésité un instant à réserver, de plus, le sous-titre "ALGÉRIE ANNÉES 30" avait redoublé ma curiosité gourmande. 1930, le centenaire de
la conquête de l'Algérie, de quelles folies allait-on me parler? La compagnie s'appelle "LES PASSEURS DE MÉMOIRE" et plus que jamais, avec ce spectacle, elle justifie son nom! Rares sont
les spectacles et les films qui osent aborder le sujet, toujours et encore sensible de la période coloniale de la France. Dominique LURCEL a choisi un mode cabaret hurmoristique - parodie
de ceux de l'époque - pour faire passer les mots, les citations, les discours authentiques de cette période pas si lointaine, qui retrouvent une résonnance particulière aujourd'hui. S'il n'y a plus de colonies revendiquées comme telles,
on peut encore percevoir dans notre France de ce début de 21em siècle, des relents de l'esprit colonial. Le spectacle est souvent d'une drôlerie terrifiante et quand après avoir entendu ces
mots: " Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit
vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de coloniser les races
inférieures".On découvre qu'ils appartiennent au père de
l'école laïque et républicaine, notre cher JULES FERRY, comment ne pas frémir? Mais on peut au moins se réjouir que l'enseignement de notre culture ait permis à FERHAT ABBAS de développer un
discours lumineux et visionnaire sur la responsabilité des colonisateurs vis-à-vis des colonisés et dont je vous donne à goûter un extrait de l'intégral qui est dit (et d'une façon fort
convaincante) dans le spectacle :"Mais si, derrière l’œuvre civilisatrice que la France s’est imposée en Algérie, doit
se poursuivre le mépris de l’Indigène, son asservissement, son expropriation, le recrutement du peuple européen, la christianisation, la destruction de l’Islam, il ne restera plus à
l’intellectuel musulman qu’à porter le deuil de son pays, de la réconciliation des races et des religions, et de ses espérances en un monde meilleur.

"Une Rencontre au Café" organisée par CHRISTINA FABIANI
autour de mon "oeuvre"
à Lormes (Morvan) en Avril 2007
sobre et concentrée!!!
ALLEZ
VOIR
Le Bullblog de jean max
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