Lundi 15 juin 2009
En écrivant ce titre , ma mémoire de chatte (presque) Persane se souvient d'une
chanson populaire dans la bouche d'une chanteuse à l'accent suave et à la chevelure abondante, presque de la couleur de mon pelage...Bref, je ne suis pas là pour vous parler de Dalida, mais
de bien d'autres choses. Une fois de plus je squatte le clavier de Ma Maîtresse qui est allée tousser dans la pièce d'à côté et qui semble s'entraîner pour jouer la "Dame aux Camélias" ! Mais
avant de vous parler des aventures de MA Maîtresse, je voulais au nom de ma situation de chatte sans pédigrée, donc sans papiers, mais "Persane" de coeur, témoigner aujourd'hui toute ma sympathie
aux vaillants rebelles qui s'insurgent contre l'ignoble dictateur fou Mamoud AHMADINEJAD, ! Tout semblait annoncer sa défaite et par un tour de magie, il se retrouve élu avec 60% des voix,
un plébiscite! Ça rappelle la pire époque de l'URSS et de la Chine de Mao. Et quand je vois une journaliste française obligée d'apparaître à la télé avec un foulard sur la tête pour faire son
reportage, mes poils de (presque) Persane se hérissent pour l'ensemble des "femelles" de la planète dont je suis une digne et libre représentante. J'ai eu, quand à moi, la chance de naître dans
un pays où la démocratie fout le camp, pour faire place bientôt à un parti unique, mais où on n'est pas encore obligé de se déguiser en chien pour passer aux infos ! Après ce légitime coup de
gueule, j'en reviens à Ma Maîtresse, qui, malgré une méchante laryngite doublée d'une sinusite aigüe qui entamaient les nuances de sa belle voix grave a quand même assuré la présentation de son
atelier d'écriture vendredi soir. Bonheur de voir la sueur des "participants" récompensée et tristesse d'une "dernière". Le témoignage d'un des "écrivants" reçu ce week-end par mail a justifié
toute l'énergie apportée à la réussite de cet atelier depuis le mois de janvier: "aujourd’hui, au lendemain de la représentation, au moment ou la tension est
retombée, ou les lumières se sont éteintes que les micros se sont tus…je signerais bien pour 10 séances supplémentaires !" dit-il. Cet Atelier s'est fait sous l'égide de la Compagnie
Sambre et de Carole THIBAUT,
une auteure/metteuse en scène, comédienne, grande
copine de Ma Maîtresse et qui elle aussi se retrouve "écrivaine publique" en résidence à St Antoine l'Abbaye. La Dame a une sacrée personnalité, elle tient un blog de son expérience, Ma Maîtresse
et moi VOUS RECOMMANDONS FÉROCEMENT SA SAINE LECTURE : ECRIVAINE A ST ANTOINE
une auteure/metteuse en scène, comédienne, grande
copine de Ma Maîtresse et qui elle aussi se retrouve "écrivaine publique" en résidence à St Antoine l'Abbaye. La Dame a une sacrée personnalité, elle tient un blog de son expérience, Ma Maîtresse
et moi VOUS RECOMMANDONS FÉROCEMENT SA SAINE LECTURE : ECRIVAINE A ST ANTOINE
Par Laurence
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Publié dans : LETTRES D'UNE PERSANE...
Publié dans : LETTRES D'UNE PERSANE...







Demain sera mis un point final à "l'atelier d'écriture" que j'ai mené depuis le mois de janvier à la médiathèque de Gonesse. Une séance tous les quinze jours,
dix séances en tout, c'est peu et c'est beaucoup pour obtenir une assiduité de la part d'un groupe. Quand Carole THIBAUT (l'auteure-metteure en scène-comédienne avec qui j'ai travaillé sur
"Istoires de filles") m'a proposée de prendre en main cet atelier, j'ai hésité, j'ai réfléchi, comme chaque fois qu'on me propose de "transmettre" mon "savoir", il en est de même pour les
ateliers théâtre. Ai-je quelque chose à transmettre ? suis-je apte à transmettre ? et puis je finis par me poser la question différemment: "Et si on partageait ? " et là, je réponds : oui.
Et durant ces dix séances j'ai tenté d'apporter un peu de mon expérience théâtrale à ceux qui n'avaient été qu'une ou deux fois au théâtre dans leur vie. Or, on ne peut pas dissocier l'écriture
théâtrale de la mise en jeu, donc de l'incarnation, de la voix et du corps qui serviront à la transmission des mots. Ce B.A. BA de notre métier remis en chantier, décortiqué pour tenter
d'en comprendre les mécanismes et les rendre compréhensibles aux néophytes permet de bien secouer les neurones et ainsi remettre en question notre fonctionnement. Nous avons joué aux jeux des
textes à contraintes, nous avons essayé de mêler les écritures tout en conservant le fil d'une histoire (pas facile) nous avons (Ils ont) écrit une petite pièce, en s'appuyant sur le support de
photos pour révéler l'imaginaire, qui n'est pas toujours au rendez-vous. L'accouchement n'a pas toujours été facile, mais le bébé est là, et il sera livré pour la première fois au jugement du
"public" (composé essentiellement d'amis bienveillants) demain soir à l'auditorium de la médiathèque de Gonesse. Ce sera donc la dernière séance, la première et l'unique lecture publique du fruit
de leur sueur, j'ai déjà le trac pour eux!
Non, je ne parlerai pas des 60% de citoyens qui ont préféré aller à la pêche plutôt que de mettre un bulletin dans l'urne et qui ont ainsi permis dans toute
l'Europe à tous les partis de droite de renouveller une influence égémonique! Non, je ne parlerai pas de la victoire de Perpignan sur Clermont-Ferrand, non je ne parlerai pas de la mort de Omar
Bongo laissant le Gabon dans la misère après 41 ans de règne de "Fançafric", NON je parlerai plus humblement de ma petite signature dans la modeste librairie/journaux de Monsieur Moatti, samedi
après-midi. Le soleil ne fut pas de la partie et la fraîcheur printanière m'empêcha d'installer ma table devant la vitrine, face au saut à l'elastique des enfants sur la place des Abbesses.
Je me suis donc résigner à sièger à l'intérieur dans un espace modeste entre les magazines féminins, les livres pour enfants et les derniers best-sellers, mais en compagnie du cher Monsieur
Moatti qui avait prévu quelques délicieuses olives plus ou moins pimentées et un choix de boissons fruitées ou légèrement alcoolisées, pour récompenser ceux qui n'étaient pas devant leur écran de
télé pour suivre la finale dame de Roland Garros ou les regards énamourés de Sarko sur le bel OBAMA. Mon libraire m'a donc gâté et traité comme une V.I.P, même si , hélàs, les
ami(e)s "acheteurs" furent moins nombreux au rendez-vous que prévu. Cependant, cette "signature" m'a permis de de vivre un bien joli moment que je vais vous raconter ici. Je connaissais la
plupart de celles et ceux qui se présentaient devant moi pour me faire signer leur livre, jusqu'à ce qu'une jeune personne au visage presque enfantin, les yeux pleins d'étoiles, se présente
à moi, en me tendant "Le Jeune Homme à la Canne" . Son visage m'était inconnu et en lui demandant son prénom, je me disais "Chouette, une vraie lectrice, rentrée tout exprès chez
Monsieur Moatti pour se précipiter sur mon livre!"...Quand elle a répondu "Christelle" , je n'ai pas réagi et je m'apprêtais à écrire la dédicace, mais elle a ajouté avec un petit sourire
complice " qu'on appelle aussi "Endive" Et là, un grand rayon de soleil a traversé la librairie, malgré la grisaille. J'explique: Le hasard, qui fait souvent bien les choses, m'avait conduit il y
a deux ans, vers un blog d'aphorismes qui s'appelait "ENDIVE". Ce blog me réjouissait et j'étais devenue une visiteuse régulière, jusqu'au jour où il s'est arrêté. J'ai continué à laisser
quelques commentaires et puis j'ai abandonné. Qui était cette "Endive" ? Profession, âge, visage, lieu géographique, Endive se cachait derrière ses délicieux aphorismes, mais avait disparu sans
laisser aucun indice...Jusqu'au jour, il y a quelques mois où je recevais un petit commentaire m'informant que "Endive" était de retour sur un nouveau blog nommé avec le même humour
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