MICHELE

Texte Libre

"Il faudrait vivre en spectateur de sa propre vie. Pour y ajouter le rêve qui l'achèverait. Mais on vit, et les autres rêvent votre vie"
Albert CAMUS



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LE GUEULOIR

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Dessin de Bruno Allain
Acteur, auteur, peintre

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BIENVENUE dans mes (nouvelles) coulisses, ami(e)s virtuel(le)s de tous horizons. Le temps du changement est venu. Je ne vois plus la vie en rose mais plutôt la vie "en rosse" comme dirait l'ami Jules Renard ! Les commentaires vous appartiennent et le GUEULOIR  aussi. N'hésitez pas à prendre la parole! ET POUR CEUX QUI NE L'ONT PAS ENCORE FAIT: ABONNEZ-VOUS A MA "NEWSLETTER" 
 
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" "MAIS QUE FOUTAIT DIEU AVANT LA CRÉATION ? " Samuel BECKETT 

 

Lundi 15 juin 2009
En écrivant ce titre , ma mémoire de chatte (presque) Persane se souvient d'une chanson populaire dans la bouche d'une chanteuse à l'accent suave et à la chevelure abondante,  presque de la couleur de mon pelage...Bref, je ne suis pas là pour vous parler de Dalida, mais de bien d'autres choses. Une fois de plus je squatte le clavier de Ma Maîtresse qui est allée tousser dans la pièce d'à côté et qui semble s'entraîner pour jouer la "Dame aux Camélias" ! Mais avant de vous parler des aventures de MA Maîtresse, je voulais au nom de ma situation de chatte sans pédigrée, donc sans papiers, mais "Persane" de coeur, témoigner aujourd'hui toute ma sympathie aux vaillants rebelles qui s'insurgent contre l'ignoble dictateur  fou Mamoud AHMADINEJAD, ! Tout semblait annoncer sa défaite et par un tour de magie, il se retrouve élu avec 60% des voix, un plébiscite! Ça rappelle la pire époque de l'URSS et de la Chine de Mao. Et quand je vois une journaliste française obligée d'apparaître à la télé avec un foulard sur la tête pour faire son reportage, mes poils de (presque) Persane se hérissent pour l'ensemble des "femelles" de la planète dont je suis une digne et libre représentante. J'ai eu, quand à moi, la chance de naître dans un pays où la démocratie fout le camp, pour faire place bientôt à un parti unique, mais où on n'est pas encore obligé de se déguiser en chien pour passer aux infos ! Après ce légitime coup de gueule, j'en reviens à Ma Maîtresse, qui, malgré une méchante laryngite doublée d'une sinusite aigüe qui entamaient les nuances de sa belle voix grave a quand même assuré la présentation de son atelier d'écriture vendredi soir. Bonheur de voir la sueur des "participants" récompensée et tristesse d'une "dernière". Le témoignage d'un des "écrivants" reçu ce week-end par mail a justifié toute l'énergie apportée à la réussite de cet atelier depuis le mois de janvier: "aujourd’hui, au lendemain de la représentation, au moment ou la tension est retombée, ou les lumières se sont éteintes que les micros se sont tus…je signerais bien pour 10 séances supplémentaires !" dit-il. Cet Atelier s'est fait sous l'égide de la Compagnie Sambre et de Carole THIBAUT, une auteure/metteuse en scène, comédienne, grande copine de Ma Maîtresse et qui elle aussi se retrouve "écrivaine publique" en résidence à St Antoine l'Abbaye. La Dame a une sacrée personnalité, elle tient un blog de son expérience, Ma Maîtresse et moi VOUS RECOMMANDONS FÉROCEMENT SA SAINE LECTURE : ECRIVAINE A ST ANTOINE
Par Laurence - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Publié dans : LETTRES D'UNE PERSANE...
Jeudi 11 juin 2009
Demain sera mis un point final à "l'atelier d'écriture" que j'ai mené depuis le mois de janvier à la médiathèque de Gonesse. Une séance tous les quinze jours, dix séances en tout, c'est peu et c'est beaucoup pour obtenir une assiduité de la part d'un groupe. Quand Carole THIBAUT (l'auteure-metteure en scène-comédienne avec qui j'ai travaillé sur "Istoires de filles") m'a proposée de prendre en main cet atelier, j'ai hésité, j'ai réfléchi, comme chaque fois qu'on me propose de "transmettre" mon "savoir", il en est de même pour les ateliers théâtre. Ai-je quelque chose à transmettre ?  suis-je apte à transmettre ? et puis je finis par me poser la question différemment: "Et si on partageait ? " et là, je réponds : oui. Et durant ces dix séances j'ai tenté d'apporter un peu de mon expérience théâtrale à ceux qui n'avaient été qu'une ou deux fois au théâtre dans leur vie. Or, on ne peut pas dissocier l'écriture théâtrale de la mise en jeu, donc de l'incarnation, de la voix et  du corps qui serviront à la transmission des mots. Ce B.A. BA de notre métier remis en chantier, décortiqué pour tenter d'en comprendre les mécanismes et les rendre compréhensibles aux néophytes permet de bien secouer les neurones et ainsi remettre en question notre fonctionnement. Nous avons joué aux jeux des textes à contraintes, nous avons essayé de mêler les écritures tout en conservant le fil d'une histoire (pas facile) nous avons (Ils ont) écrit une petite pièce, en s'appuyant sur le support de photos pour révéler l'imaginaire, qui n'est pas toujours au rendez-vous. L'accouchement n'a pas toujours été facile, mais le bébé est là, et il sera livré pour la première fois au jugement du "public" (composé essentiellement d'amis bienveillants) demain soir à l'auditorium de la médiathèque de Gonesse. Ce sera donc la dernière séance, la première et l'unique lecture publique du fruit de leur sueur, j'ai déjà le trac pour eux!
Par Laurence - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Publié dans : HUMEUR DU JOUR
Lundi 8 juin 2009
Non, je ne parlerai pas des 60% de citoyens qui ont préféré aller à la pêche plutôt que de mettre un bulletin dans l'urne et qui ont ainsi permis dans toute l'Europe à tous les partis de droite de renouveller une influence égémonique! Non, je ne parlerai pas de la victoire de Perpignan sur Clermont-Ferrand, non je ne parlerai pas de la mort de Omar Bongo laissant le Gabon dans la misère après 41 ans de règne de "Fançafric", NON je parlerai plus humblement de ma petite signature dans la modeste librairie/journaux de Monsieur Moatti, samedi après-midi. Le soleil ne fut pas de la partie et la fraîcheur printanière m'empêcha d'installer ma table devant la vitrine, face au saut à l'elastique des enfants sur la place  des Abbesses. Je me suis donc résigner à sièger à l'intérieur dans un espace modeste entre les magazines féminins, les livres pour enfants et les derniers best-sellers, mais en compagnie du cher Monsieur Moatti qui avait prévu quelques délicieuses olives plus ou moins pimentées et un choix de boissons fruitées ou légèrement alcoolisées, pour récompenser ceux qui n'étaient pas devant leur écran de télé pour suivre la finale dame de Roland Garros ou les regards énamourés de Sarko sur  le bel OBAMA. Mon libraire m'a donc gâté et traité comme une V.I.P, même si ,  hélàs,  les ami(e)s "acheteurs" furent moins nombreux au rendez-vous que prévu. Cependant, cette "signature"  m'a permis de de vivre un bien joli moment que je vais vous raconter ici. Je connaissais la plupart de celles et ceux qui se présentaient devant moi pour me faire signer leur livre, jusqu'à ce qu'une jeune personne au visage presque enfantin, les yeux pleins d'étoiles,  se présente à moi, en me tendant "Le Jeune Homme à la Canne" . Son  visage m'était inconnu et en lui demandant son prénom, je me disais "Chouette,  une vraie lectrice, rentrée tout exprès chez Monsieur Moatti pour se précipiter sur mon livre!"...Quand elle a répondu "Christelle" , je n'ai pas réagi et je m'apprêtais à écrire la dédicace, mais elle a ajouté avec un petit sourire complice " qu'on appelle aussi "Endive" Et là, un grand rayon de soleil a traversé la librairie, malgré la grisaille. J'explique: Le hasard, qui fait souvent bien les choses, m'avait conduit il y a deux ans, vers un blog d'aphorismes qui s'appelait "ENDIVE". Ce blog me réjouissait et j'étais devenue une visiteuse régulière, jusqu'au jour où il s'est arrêté. J'ai continué à laisser quelques commentaires et puis j'ai abandonné. Qui était cette "Endive" ? Profession, âge, visage, lieu géographique, Endive se cachait derrière ses délicieux aphorismes, mais avait disparu sans laisser aucun indice...Jusqu'au jour, il y a quelques mois où je recevais un petit commentaire m'informant que "Endive" était de retour sur un nouveau blog nommé avec le même humour "DE LA FUITE DANS LES IDÉES"
Nous nous sommes réciproquement visitées, elle a appris la parution de ma pièce , la signature...Et voilà,
le virtuel a cédé le pas au réel et ce fût une belle rencontre, brève, mais belle.
Avant de clore cet article, je voulais dire AUX AMI(E)S MONTMARTROIS, OU SIMPLEMENT PARISIENS QUE VOUS POUVEZ TOUJOURS PASSER PLACE DES ABBESSES CHEZ MONSIEUR MOATTI, VOUS TROUVEREZ "LE JEUNE HOMME A LA CANNE" ET EN ME LAISSANT UN PETIT MESSAGE SUR CE BLOG, JE POURRAI MÊME FAIRE UN SAUT EN VOISINE, POUR VOUS LE DÉDICACER!
Par Laurence - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Publié dans : HUMEUR DU JOUR
Mardi 2 juin 2009
POUR VOUS, CHER(E)S PARISIENS, CHER(E)S FRANCILIENS, JE DÉDICACERAI "LE JEUNE HOMME A LA CANNE" LE 6 JUIN ENTRE 16H ET 18H AU 15 RUE DES ABBESSES , A LA LIBRAIRIE MIMOGEA... C'est singulier, pour moi de dire "la librairie Mimogea", je crois que c'est l'appellation officielle, mais pour moi, pour nous, pour les habitants de ce quartier du bas Montmartre, c'est simplement "chez Monsieur Moatti" ! Monsieur Moatti est une "figure" de la Place des Abbesses, il y promène son fauteuil roulant depuis plus de 35 ans. Sa librairie, journaux, papeterie, à deux pas du théâtre des Abbesses (Théâtre de la Ville) est le rendez-vous de tous les artistes, cinéastes, dessinateurs du coin aussi bien que des touristes qui se vont envoyer paître quand ils viennent pour la centième fois lui demander un carnet de timbres (la poste est en face) ou le chemin pour aller au Sacré Coeur. Oui, Monsieur Moatti est un personnage, un vrai personnage de roman avec un caractère de cochon et beaucoup d'humour (j'allais dire "d'humeurs"). Les jours fastes, il interpelle les chalands (plutôt de sexe féminin) avec une faconde inimitable et provocante tout droit venue de ses origines nordiques ( je veux dire du Nord de l'Afrique, bien sûr, dont il est originaire) et il se réjouit de voir l'embarras de la dame, quand il lui demande tout à trac ses goûts cinématographiques ou pour qui elle va voter dimanche prochain ! Il peut aussi entamer une longue conversation avec vous (l'habitué(e) pendant que deux ou trois personnes attendent derrière vous qu'il leur rende la monnaie. Je le connais depuis que j'habite le quartier, et je ne m'en lasse pas ! Sa boutique est ouverte 362 jours par an (exceptés le 1er janvier et le 25 décembre, le 1er mai ) et j'ai préféré ce repaire "tipically" Montmartro-pied-noir, pour signer mon livre à  une autre librairie , très clean, très bobo, très médiatisée,  à deux pas de là. Peut-être vous y retrouverai-je samedi et je me permettrai de vous encouragez par la même occasion A ALLER VOTER LE 7 JUIN. L'EUROPE NE DOIT PAS SE FAIRE SANS VOUS!
Par Laurence - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Publié dans : Spéciales Dernières

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