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"Quand la merde vaudra de l’or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus. "
Henry Miller
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autour de mon "oeuvre"
à Lormes (Morvan) en  Avril 2007
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Vous qui passez...


BIENVENUE dans mes (nouvelles) coulisses, ami(e)s virtuel(le)s de tous horizons. Le temps du changement est venu. Je ne vois plus la vie en rose mais plutôt la vie "en rosse" comme dirait l'ami Jules Renard ! Les commentaires vous appartiennent et le GUEULOIR  aussi. N'hésitez pas à prendre la parole! ET POUR CEUX QUI NE L'ONT PAS ENCORE FAIT: ABONNEZ-VOUS A MA "NEWSLETTER" 
 
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" "MAIS QUE FOUTAIT DIEU AVANT LA CRÉATION ? " Samuel BECKETT 

 

Dimanche 5 juillet 2009
"Les petits ruisseaux font parfois de grandes rivières" dit ma sage Persane entre l'écriture de deux lettres de sa griffe acérée (mais juste). J'aurais aimé lui passer le clavier en ce dimanche caniculaire, mais elle a préféré étaler son épaisse fourrure sur les tommettes fraîches de la cuisine pour une sieste pas même crapuleuse! Bon, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos petits ruisseaux...Il y a quelques mois, j'avais sollicité votre attention sur ce blog sur la procédure engagée par PIerre ETAIX et Jean-Claude CARRIÈRE pour tenter de libérer quelques chefs-d'oeuvre cinématographiques commes "LE SOUPIRANT" "YOYO" ou "LE GRAND AMOUR" sortis dans les années 60, puis "confisqués" par un producteur indélicat.  Pot de terre contre  pot de fer, l'artiste contre le producteur. Une pétition était lancée, vous avez été quelques uns, parmi mes visiteurs à la signer comme moi. Petites gouttes d'eau ajoutées à d'autres gouttes d'eau, petits ruisseaux etc. 56.000 signatures furent recueuillies. Toutes ces gouttes d'eau ont dû finir par peser dans la balance de la justice, puisque les films de Pierre ETAIX vont enfin pouvoir être restaurés et  projetés dans les salles. Vous pouvez lire le récit de l'ensemble de l'histoire EN CLIQUANT ICI . Cette histoire qui se finit bien alors que l'artiste atteint ses 80 ans et commençait peut-être à desespérer de voir disparaître son oeuvre à tout jamais, me réjouit et me donne surtout un peu d'espoir sur l'utilité des modestes signatures citoyennes.  Un petit clic + un petit clic ++++ peut parfois donner une grande claque à certaines injustices ! Hier, justement, j'assistais à une réunion pour soutenir un jeune metteur en scène - et talentueux auteur Frédéric FERRER qui fait depuis trois ans un travail magnifique et exemplaire dans les Anciennes Cuisines de l'Hôpital Psychiatrique de Ville Evrard ( lieu chargé de la mémoire de Antonin ARTAUD  et Camille CLAUDEL qui y séjournèrent, hélas). Le Conseil Général a pris la décision de le virer, au bout de trois ans,  arbitrairement, sans explications et sans avoir vu son travail. Il ne sera pas le seul. La CULTURE va souffrir des charges financières transférées aux régions par l'Etat et souvent aussi, elles se cacheront derrière cet argument pour remiser certaines vraies démarches artistiques fortes, mais sans paillettes, aux oubliettes. Je ne crois pas que notre nouveau Ministre de la Culture nous mettent à l'abri de la "CULTURE CAVIAR"...Si vous voyez ce que je veux dire. Bref, nous aurons d'autres pétitions à signer , en espérant qu'elles aient toutes un dénouement heureux comme l'histoire de Pierre ETAIX.
Par Laurence - Publié dans : MES BONHEURS
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Jeudi 26 mars 2009
Certains professionnels...de la profession - comme on dit - pensent encore qu'il y a une frontière étanche entre "théâtre public" et "théâtre privé". Le premier ayant le monopole de l'intelligence et l'autre celui du divertissement. Il en est de même pour les auteurs qualifiés de "grands" et réservés au théâtre public et les "boulevardiers" réservés au théâtre privé...Mais je crois qu'un certain Peter BROOK, quant à lui, divisait le théâtre en deux catégories "Le bon" et  "le mauvais" ! 'L'HABILLEUR" de Ronald HARWOOD adapté par Dominique Hollier, joué dans un théâtre privé dénommé "RIVE GAUCHE", appartient indéniablement à la première catégorie, le BON, le BEAU théâtre. Ce fût ma première pensée hier, en sortant de la salle: "DU BEAU THEÂTRE" de celui qui remplit le coeur, l'âme et la tête. Le Théâtre avec un "T" majuscule, du THEÂTRE  à l'endroit précis où il est irremplaçable, dans la fabrication artisanale de ce moment unique où l'éphémère s'allie au sublime. L'HABILLEUR" raconte l'histoire de ce comédien Shakespearien, chef de troupe, qui va jouer pour la dernière fois "LE ROI LEAR" soutenu, aidé, épaulé, porté par son ombre, son double, son "Habilleur". C'est donc une pièce-miroir qui parle de l'acteur, des douleurs de la création, de l'improbable, mais  néanmoins réelle,  solidarité de la "troupe" et qui met en réflexion la folie et la déchéance du vieux roi avec celles du vieil acteur, du bouffon avec l'habilleur, des trois femmes qui entourent le vieil acteur avec les trois filles de Lear...Mais l'essentiel n'est pas là, la pièce nous parle d'abord et avant tout de L'HOMME, de sa grandeur, de sa fragilité, de ses lâchetés, de ses veuleries même, et de sa grande interrogation face à sa mort programmée.
Je voudrais saluer ici, avec le même enthousiasme tous les artistes qui servent cette pièce. Bien sûr et d'abord l'incomparable Laurent TERZIEFF pour qui ce texte semble écrit et dont le talent, la pureté, la ferveur intacte honorent  notre profession. Face à lui, son alter ego Claude AUFAURE, acteur virtuose qui manie le tragique et le dérisoire avec la même aisance époustouflante , force également notre admiration, de même que l'ensemble de la "troupe" Michèle SIMONNET, Nicolle VASSEL, Philippe LAUDENBACH, Jacques MARCHAND et la jeune Emilie CHEVILLON  qui campent chacun des personnages forts et bien dessinés. Je ne voudrais pas oublier  non plus, la belle ingéniosité de la scénographie de Ludovic HALLARD ni la magie des lumières du fidèle Mamet MAARATIE. A TOUS MERCI !
Par Laurence - Publié dans : MES BONHEURS
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Jeudi 12 mars 2009
Welcome!..Bienvenue! Quel joli mot en français, comme en anglais, un mot qui respire la générosité, la convivialité...l'ouverture, comme dit si bien l'omniprésident! Il y a quelques semaines, je vous exhortais à aller voir "POUR UN  INSTANT LA LIBERTÉ", un superbe film sur l'émigration non choisie, mais subie par des millions de gens dans le monde, pour des raisons de guerre, de génocide, de régimes dictatoriaux etc.En l'occurence, il s'agissait de la fuite des Iraniens vers l'Europe pour échapper à la dictature des ayatollahs. Ça se passait en Turquie, loin de notre jolie Gaule, le film fut distribué , hélas,dans un petit circuit et quitta rapidement l'affiche. Vous n'aurez pas cette excuse pour WELCOME. C'est un film qui raconte une histoire assez semblable, mais ça se passe à nos portes, aujourd'hui en France, à CALAIS. C'est un film magnifique, superbement interprété (un grand Bavo à Vincent LINDON et à son partenaire), superbement filmé et qui nous raconte la tragédie des migrants, la lâcheté, la délation et le courage des justes. Merci à Philippe LIORET, merci à tous ceux qui ont fait que ce film existe. Et un petit coup de chapeau perso à ma partenaire iranienne de "(H)istoires de filles" BEHI DJANATI ATAÏ (qui jouait le rôle principal de "Pour un Instant la liberté" et qui se retrouve avec un rôle plus modeste, mais cependant présent, dans celui-ci ) DONC, A VOIR DE TOUTE URGENCE ET...CERISE SUR LE GÂTEAU, VOUS EMMERDEREZ ERIC BESSON!
PS: allez voir aussi le commentaire de Sylla sur cet article: Un vrai témoignage d'une
Calaisienne impliquée dans ce combat humanitaire.

Par Laurence - Publié dans : MES BONHEURS - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Samedi 21 février 2009
Arcimboldo: le bibliothécaire Pardon de paraphraser grossièrement une des plus belles définitions de l’amitié, écrite à l’intention de son frère de cœur La Boétie…Plus que jamais la pensée de Michel de Montaigne est à l’honneur, ce matin encore à la radio le philosophe « André Comte Sponsville » le citait avec délectation. Si comme moi, vous aviez laissé les « ESSAIS » prendre la poussière en haut de votre bibliothèque avec vos vieux souvenirs scolaires rébarbatifs, précipitez-vous voir le « MONTAIGNE »  adapté et mis en scène par Thierry Roisin dans une  scénographie jubilatoire de Jean-pierre Larroche, ce spectacle vous donnera une envie folle de retourner à ces « classiques » étonnants de modernité !. Dans cette première décennie d’un nouveau millénaire où nos amis d’outre-mer remettent en cause notre système de pensée « POLITIQUE » pour l’ouvrir  sur un  système « POÉTIQUE » dans leur superbe « MANIFESTE », dont je vous recommande ,toute affaire cessante, la lecture (si vous ne l’avez pas encore, je vous le ferai parvenir par mail) la philosophie de MONTAIGNE prend un éclairage nouveau. Ne résistez pas à nettoyer vos neurones en allant voir « MONTAIGNE » et en y emmenant vos adolescents qui vont se régaler. Le spectacle voyage beaucoup, il sera à Armentières en Mars, Bar le Duc, Châteauroux, le Creusot et Caen en Avril. Si vous habitez ces régions , allez-y !  Sinon demandez à la Comédie de BETHUNE  de venir dans votre ville ! Je vous promets qu’après vous direz comme Orson WELLES : « Pour moi Montaigne est le plus parfait écrivain que le monde ait produit…J’ouvre mon Montaigne, je lis une page ou deux au moins une fois par semaine »…Vous verrez que ce « scéptique » là, modifiera votre vision du monde et peut-être de vous-même...
Par Laurence - Publié dans : MES BONHEURS - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 16 février 2009
Hier, pour échapper un moment au tsunami de mails et d’infos diverses et variées sur les multiples catastrophes promises par « LA CRISE », cause de tous nos maux (disent-ils… !!), je suis allée me réfugier dans un petit cinéma magique à deux pas du Moulin de la Galette, j’ai nommé le STUDIO 28  Pourquoi « magique » ? Parce qu’il fait partie des rares  « cinémas de quartier » de la capitale….Un bijou , loin des multiplex des mangeurs de popcorn !  Né en 1928 et décoré par JEAN COCTEAU (parrain de la salle avec ABEL GANCE ), ce lieu a connu la première projection de  « L’AGE D’OR » de Luis BUNUEL. Hier soir , Agnès VARDA était heureuse d’y présenter « LES PLAGES D’AGNÈS » devant un public par avance conquis ! Bonheur en effet de voir ce petit bout de femme, qui se définit d’emblée comme « une vieille petite dame rondouillarde, marquée par les plages » Elle est drôle avec ses cheveux bicolores (certains diraient : « comme si une mouette lui avait chié sur la tête » !) son énergie remarquable, sa fantaisie , son humour.  Intarissable, elle raconte « en vrai » ce que nous verrons dans le film : Les plages, du nord, du sud, de l’atlantique, de Californie, mises en scène, aimées, adorées, embellies. Des plages qui racontent une vie, un grand amour, la mort, les amis, les rencontres, Sète, les joutes, Jean Vilar, les premiers festivals d’Avignon, la superbe silhouette de Gérard Philippe dans le prince de Hombourg…(Tiens, cette photo légendaire, c’était elle ? Mais oui bien sûr…Les photos mythiques du TNP, c’était elle aussi) Les « Plages d’Agnès » nous racontent la traversée…d’un gros morceau de siècle avec tendresse, avec sensualité, gourmandise et une grosse dose d’humour. On voit Jean-Luc Godard sans lunettes noires, Jim Morisson à Chambord sur le tournage de "Peau d'âne" ou Jane Birkin en stan Laurel...En sortant de la salle « magique », Agnès avait disparu, mais l’air du large avait laissé un sourire heureux sur les lèvres des spectateurs. Un joli cadeau.
Par Laurence - Publié dans : MES BONHEURS
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Mon Humeur

"Il faudrait vivre en spectateur de sa propre vie. Pour y ajouter le rêve qui l'achèverait. Mais on vit, et les autres rêvent votre vie"
Albert CAMUS



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Dessin de Bruno Allain
Acteur, auteur, peintre

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