Vous qui passez...
BIENVENUE dans mes coulisses, ami(e)s virtuel(le)s de tous horizons. Dorénavant, vous trouverez chaque semaine à cet endroit, un aphorisme pour commencer la visite avec le sourire ! Le commentaire que vous ne manquerez pas de laisser, sera bien sûr ma récompense. Bonne promenade...ET N'OUBLIEZ PAS DE POUSSER DES CRIS DANS LE GUEULOIR!!!

" LES ÉCHECS SE JOUENT À DEUX, LES RÉUSSITES SE FONT SEULES"
Par une belle soirée d’automne
Alors que le soleil couchant embrasait la ville d’éclats mordorés…
Moi, le RAT
Le Rat cul-de-jatte
Très culotté
Je me suis introduis dans la culée d’Alexandre III
J’ai bien dit LA culée
Je le répète clairement pour qu’une oreille distraite n’aille pas, inopinément, rajouter quelque malicieux préfixe à ce nom féminin qui ne désigne innocemment qu’un « massif de maçonnerie destiné à contenir la poussée d’une arche ».
Un détournement de sens risquerait de nous conduire rapidement dans un cul-de-sac indésirable.
Donc, je reprends :
Moi, le RAT
Le Rat cul-de-jatte
Afin d’éviter toute question superflue, je dois préciser que j’ai perdu mes pattes postérieures, cisaillées par un cul de bouteille ébréché, il y a quelques mois de cela. . Cul-de-jatte, donc, je suis venu trouver refuge dans la culée
Je dis bien LA culée.
Échappant de justesse à un bombardement de boîtes de Coca lancées du haut du pont, par quelques gamins désœuvrés, je me suis faufilé jusqu’à ce lieu magique à l’abri des agressions de la civilisation.
Et depuis, assis sur mon fondement raboté par le bitume, moi, le RAT cul-de-jatte, je médite sur mon improbable avenir, en regardant couler la Seine.
Vous ai-je dit que je m’appelle « Cullage » -Oui, c’est mon nom- ou plutôt mon sobriquet, du temps où j’ étais le Seigneur des rats du quartier , du temps où j’avais droit de cuissage sur toutes les rates de mon fief. Le bon temps ! Aujourd’hui, je ne suis plus que « Cullage » le Rat cul-de-jatte, assis sur son fondement dans la culée, et qui médite.
- C-U –L « cul », ces trois lettres ont marqué ma vie. De la culbute première qui féconda ma génitrice jusqu’au cul de basse-fosse où je pourrais maintenant basculer, cette culée n’est qu’une étape. Mais à coup sûr, c’est un signe du destin, me disais-je en admirant l’arche unique qui enjambe le fleuve.
La perspective des Invalides est alléchante pour un cul-de-jatte, mais irréaliste pour un rat famélique, même domicilié sous le plus beau pont de Paris. Je vais devoir renoncer à mon rêve de finir mes jours dans l’hôtel de luxe sous le dôme doré et me résoudre à m’éxiler hors les murs pour assurer le quotidien de ma retraite.
Point de salut pour un vieux Rat, cul-de-jatte de surcroît, le long des berges de la Seine. Trop de monoxyde de carbone, d’oxyde d’azote, d’acide chlorydrique, de plomb, de méthane, de particules en suspension.
Irrespirable !
Plus moyen non plus de faire son marché. Dans ma jeunesse, on pouvait facilement dégoter entre deux kils de rouge vides, des restes de rosette de Lyon, du gras de jambon d’Auvergne ou un quignon de baguette bien fraîche. Maintenant on ne trouve plus que des sacs en plastique, des boîtes en polystyrène de Mac Do ou des bouteilles d’eau froissées.
Quand j’étais petit, mon grand-père me racontait les gueuletons qu’il faisait aux Halles, jadis, quand on appelait le quartier « le ventre de Paris ». On s’y rendait en bande pour festoyer sous les pavillons de Baltard -rayon boucherie- ça sentait délicieusement bon le crottin, la pisse et la charogne, pas le monoxyde de carbone.
Excusez l’émotion ! Non, rassurez-vous, je ne vais pas pleurer, je sais que la nostalgie est nocive et inutile. Il faut vivre avec son siècle et aller de l’avant. Ma décision est prise. Puisque les vieux rats miséreux ne sont plus les bienvenus dans la capitale, je m’exilerai en banlieue. Rungis, peut-être.
Adieu la culée d’Alexandre III
J’ai bien dit LA culée
Je vais me laisser glisser vers l’extérieur en essayant de ménager mon cul endolori.
Aïe !Aïe !Aïe !. Ça y est. Je suis sur le quai. Je jette un dernier coup d’œil sur le fleuve, sur l’arche majestueuse, sur les trente deux candélabres illuminés et plus loin sur le dôme qui brille dans la nuit étoilée et je me répéte machinalement la réplique de Zazie « Napoléon, mon cul. il m’interesse pas du tout cet enflé » . Je vais continuer mon chemin. Au passage j’ adresse un sourire à la petite boîte en polystyrène ornée d’un grand « M » qui flotte sur la Seine. Grand bien nous fasse, elle retourne vers le Nouveau Monde.
Michèle LAURENCE
Alors que le soleil couchant embrasait la ville d’éclats mordorés…
Moi, le RAT
Le Rat cul-de-jatte
Très culotté
Je me suis introduis dans la culée d’Alexandre III
J’ai bien dit LA culée
Je le répète clairement pour qu’une oreille distraite n’aille pas, inopinément, rajouter quelque malicieux préfixe à ce nom féminin qui ne désigne innocemment qu’un « massif de maçonnerie destiné à contenir la poussée d’une arche ».
Un détournement de sens risquerait de nous conduire rapidement dans un cul-de-sac indésirable.
Donc, je reprends :
Moi, le RAT
Le Rat cul-de-jatte
Afin d’éviter toute question superflue, je dois préciser que j’ai perdu mes pattes postérieures, cisaillées par un cul de bouteille ébréché, il y a quelques mois de cela. . Cul-de-jatte, donc, je suis venu trouver refuge dans la culée
Je dis bien LA culée.
Échappant de justesse à un bombardement de boîtes de Coca lancées du haut du pont, par quelques gamins désœuvrés, je me suis faufilé jusqu’à ce lieu magique à l’abri des agressions de la civilisation.
Et depuis, assis sur mon fondement raboté par le bitume, moi, le RAT cul-de-jatte, je médite sur mon improbable avenir, en regardant couler la Seine.
Vous ai-je dit que je m’appelle « Cullage » -Oui, c’est mon nom- ou plutôt mon sobriquet, du temps où j’ étais le Seigneur des rats du quartier , du temps où j’avais droit de cuissage sur toutes les rates de mon fief. Le bon temps ! Aujourd’hui, je ne suis plus que « Cullage » le Rat cul-de-jatte, assis sur son fondement dans la culée, et qui médite.
- C-U –L « cul », ces trois lettres ont marqué ma vie. De la culbute première qui féconda ma génitrice jusqu’au cul de basse-fosse où je pourrais maintenant basculer, cette culée n’est qu’une étape. Mais à coup sûr, c’est un signe du destin, me disais-je en admirant l’arche unique qui enjambe le fleuve.
La perspective des Invalides est alléchante pour un cul-de-jatte, mais irréaliste pour un rat famélique, même domicilié sous le plus beau pont de Paris. Je vais devoir renoncer à mon rêve de finir mes jours dans l’hôtel de luxe sous le dôme doré et me résoudre à m’éxiler hors les murs pour assurer le quotidien de ma retraite.
Point de salut pour un vieux Rat, cul-de-jatte de surcroît, le long des berges de la Seine. Trop de monoxyde de carbone, d’oxyde d’azote, d’acide chlorydrique, de plomb, de méthane, de particules en suspension.
Irrespirable !
Plus moyen non plus de faire son marché. Dans ma jeunesse, on pouvait facilement dégoter entre deux kils de rouge vides, des restes de rosette de Lyon, du gras de jambon d’Auvergne ou un quignon de baguette bien fraîche. Maintenant on ne trouve plus que des sacs en plastique, des boîtes en polystyrène de Mac Do ou des bouteilles d’eau froissées.
Quand j’étais petit, mon grand-père me racontait les gueuletons qu’il faisait aux Halles, jadis, quand on appelait le quartier « le ventre de Paris ». On s’y rendait en bande pour festoyer sous les pavillons de Baltard -rayon boucherie- ça sentait délicieusement bon le crottin, la pisse et la charogne, pas le monoxyde de carbone.
Excusez l’émotion ! Non, rassurez-vous, je ne vais pas pleurer, je sais que la nostalgie est nocive et inutile. Il faut vivre avec son siècle et aller de l’avant. Ma décision est prise. Puisque les vieux rats miséreux ne sont plus les bienvenus dans la capitale, je m’exilerai en banlieue. Rungis, peut-être.
Adieu la culée d’Alexandre III
J’ai bien dit LA culée
Je vais me laisser glisser vers l’extérieur en essayant de ménager mon cul endolori.
Aïe !Aïe !Aïe !. Ça y est. Je suis sur le quai. Je jette un dernier coup d’œil sur le fleuve, sur l’arche majestueuse, sur les trente deux candélabres illuminés et plus loin sur le dôme qui brille dans la nuit étoilée et je me répéte machinalement la réplique de Zazie « Napoléon, mon cul. il m’interesse pas du tout cet enflé » . Je vais continuer mon chemin. Au passage j’ adresse un sourire à la petite boîte en polystyrène ornée d’un grand « M » qui flotte sur la Seine. Grand bien nous fasse, elle retourne vers le Nouveau Monde.
Michèle LAURENCE
par Laurence
publié dans :
MES PIÈCES DE THÉÂTRE -textes à jouer

Septembre 2016.
Quatre jeunes adultes se retrouvent après une dizaine d’années de séparation dans la salle d’attente d’un hôpital où leur mère adoptive vit ses dernières heures. Ils s’appellent Sarah, Samir, Tekitoi et Pierrot, ce sont quatre orphelins issus de pays, de cultures et de religions différents, rescapés des grands conflits de la fin du XXe siècle. Ces retrouvailles feront craquer les cicatrices fragiles de la mémoire.
« Je porte depuis longtemps l’envie d’écrire cette pièce : Les enfants et la guerre. Les ravages de la guerre sur la destinée des futurs adultes, les traumatismes indélébiles de la barbarie. J’ai longtemps été dans l’impossibilité de jeter ces mots-là sur le papier, jusqu’à ce que devant la page blanche une petite voix murmure à mon oreille : « Je m’appelle Sarah, j’ai 6 ans, je suis née à Jérusalem… »
Après une si longue nuit est une pièce sur l’espoir. Sur l’espoir que pourraient incarner nos enfants présents et à venir. Un espoir fou mais le seul possible. L’innocence qui aurait raison de la folie meurtrière de notre triste monde.
Quatre jeunes adultes se retrouvent après une dizaine d’années de séparation dans la salle d’attente d’un hôpital où leur mère adoptive vit ses dernières heures. Ils s’appellent Sarah, Samir, Tekitoi et Pierrot, ce sont quatre orphelins issus de pays, de cultures et de religions différents, rescapés des grands conflits de la fin du XXe siècle. Ces retrouvailles feront craquer les cicatrices fragiles de la mémoire.
« Je porte depuis longtemps l’envie d’écrire cette pièce : Les enfants et la guerre. Les ravages de la guerre sur la destinée des futurs adultes, les traumatismes indélébiles de la barbarie. J’ai longtemps été dans l’impossibilité de jeter ces mots-là sur le papier, jusqu’à ce que devant la page blanche une petite voix murmure à mon oreille : « Je m’appelle Sarah, j’ai 6 ans, je suis née à Jérusalem… »
Après une si longue nuit est une pièce sur l’espoir. Sur l’espoir que pourraient incarner nos enfants présents et à venir. Un espoir fou mais le seul possible. L’innocence qui aurait raison de la folie meurtrière de notre triste monde.
Extraits:
SAMIR - Je m’appelle Samir j’ai 7 ans, je suis né à Bagdad.
SARAH - Je m’appelle Sarah, j’ai six ans, je suis née à Jérusalem.
TEKITOI - Ils… m’appellent « Tekitoi ?… » Sais plus mon nom… Sais plus mon âge. Né… à… Sais plus… Il a peur.
PIERROT - Je m’appelle Pierrot, j’ai dix ans et toutes mes dents. Je suis né dans un terrain vague du côté d’Aubervilliers et j’ai peur de rien.
SARAH - Mais des fois, les Dieux, y disent pas tous la même chose, alors y a des guerres.
SAMIR - Y a pas « des Dieux », y a qu’un seul Dieu.
SARAH - Oui, mais mon Dieu à moi, c’est pas le même que le tien.
SAMIR - Y a qu’ un Dieu, je te dis.
SARAH - C’est pas vrai, si y en avait qu’un, tu serais juif, pas arabe.
SARAH - Je m’appelle Sarah, j’ai six ans, je suis née à Jérusalem.
TEKITOI - Ils… m’appellent « Tekitoi ?… » Sais plus mon nom… Sais plus mon âge. Né… à… Sais plus… Il a peur.
PIERROT - Je m’appelle Pierrot, j’ai dix ans et toutes mes dents. Je suis né dans un terrain vague du côté d’Aubervilliers et j’ai peur de rien.
*******************
SAMIR - Mon grand-père y disait que la religion, c’est comme une lumière pour voir dans le noir et aussi c’est fait pour comprendre le bien et le mal. SARAH - Mais des fois, les Dieux, y disent pas tous la même chose, alors y a des guerres.
SAMIR - Y a pas « des Dieux », y a qu’un seul Dieu.
SARAH - Oui, mais mon Dieu à moi, c’est pas le même que le tien.
SAMIR - Y a qu’ un Dieu, je te dis.
SARAH - C’est pas vrai, si y en avait qu’un, tu serais juif, pas arabe.
par M Laurence
publié dans :
MES PIÈCES DE THÉÂTRE -textes à jouer

"LE SIÈCLE"
Créé à Paris au Théâtre Rive Gauche en 1996 (actuellement en ligne sur Proscenium) avec Patachou, Odile Mallet, Evelyne Buyle,Clotilde Bodon mise en scène François Bourcier
Synopsis: Malou s'apprête à fêter ses 100 ans en compagnie de sa fille, sa petite fille et son arrière petite fille et quelques mystérieux et hypothétiques invités. Une occasion pour faire le bilan...du siècle. (4 femmes)


"Le siècle" à Moscou
EXTRAITS
FAUSTINE- (en allumant une cigarette) Ça fait quoi, d'être"LE SIECLE" ?
MALOU- Ça fait long...surtout le dernier quart...Mais comme on touche à la performance, il faut tenter l'exploit et là ça devient excitant...on retrouve un deuxième souffle ! Passe-moi une cigarette !
FAUSTINE- (Faustine lui tend une cigarette, puis recule la main) Ce n'est pas très raisonnable Malou, ça peut même être dangereux !
MALOU- J'ai l'impression d'entendre ta grand-mère, donne.. J'ai toujours pris des risques dans ma vie (elle prend une cigarette, la regarde, puis arrête d'un geste, le briquet que lui tend Faustine) Non. Tu as peut-être raison, je vais attendre d'avoir soufflé les bougies...Ce serait trop bête… Si près du but. (Malou semble se perdre dans ses pensées, un temps) Qu'est-ce que tu fais de ta vie, petite fille ?
FAUSTINE- Dans quels domaines ?
MALOU- Ça veut dire quoi ça ? ce n'est pas une réponse !
FAUSTINE- Ben si, tu veux dire boulot ou sentimental ?
MALOU- On ne peut pas avancer à cloche-pied !
FAUSTINE- J'apprends à peine à marcher seule et tu me parles d'avancer...Je vis comme je peux. Je fais des petits boulots, je m'étais inscrite en psycho à la Fac, mais j'ai laissé tombé, ça ne me servait à rien. De temps en temps, je fais un stage....
MALOU- (hausse les épaules) Un stage !... Je n'entends plus que ce mot-là. C'est drôle, de mon temps ça n'existait pas! On travaillait trop, on n'avait pas le temps de faire des stages !
FAUSTINE- Mais justement Malou, c'est à cause de..
MALOU- Oui, oui, je sais…Et l'amour ?
FAUSTINE- Ça dépend...
MALOU- Des jours ?
FAUSTINE- Oui, et des rencontres. Je ne suis pas fixée, je suis changeante.
********
"LA LOI DE MURPHY"
Plusieurs lectures publiques (Pour lire le texte, contacter l'auteur)
Synopsis: Un soir de réveillon dans un hôtel perdu, loin de la civilisation. Un gardien et des clients en quête...du graal? (3 hommes, 2 femmes)
"FAUX SEMBLABLES"
Plusieurs lectures publiques (pour lire le texte, contacter l'auteur)
Synopsis: L'héroïne qui a inspiré "le Diable au corps" confrontée à l'actrice qui doit interpréter son rôle, à son personnage de fiction et à l'auteur. Quelles sont les limites de la fiction? A-t-on le droit de vampiriser un être aimé pour en faire un sujet de roman? (3 femmes, 1 homme)
"FORFAIT"
Pièce sélectionnée au Concours Cinéâtre 13 (En ligne sur Proscenium)
Synopsis: Agathe se marie sur un coup de tête avec un homme de vingt ans son ainé. Pendant la fête qui suit la cérémonie, elle découvre la vraie personnalité de son mari et peut-être l'amour avec un inconnu. (2 hommes, 3 femmes)
"AMI(e)S"
(Pour lire le texte, contacter l'auteur)
Synopsis: Deux amies se retrouvent après dix ans de séparation à l'occasion de l'enterrement d'un ami commun. (2 femmes, 1 homme)
"APRES UNE SI LONGUE NUIT" (l'Harmattan)
EN... COURT !
(textes courts dont "Y a pas de Bug" et "Acteur machine" créés dans "Tracteurs" en Août 2006, mise en scène C.Fabiani)
par M Laurence
publié dans :
MES PIÈCES DE THÉÂTRE -textes à jouer



















