Mardi 25 août 2009
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Au théâtre, il existe ce que l’on appelle les « fausses sorties », le
précédent billet était une fausse sortie dans la catégorie « Tracteurs », celui-ci, sera vraiment le dernier !
Il paraît qu’il existe 4 types de rencontres avec les OVNI et leurs occupants. Le
1er étant L’OBSERVATION LOINTAINE, le 2eme, LA PREUVE DE TRACES MATÉRIELLES, le 3eme, LA RENCONTRE DES OCCUPANTS de l’ovni , la 4eme, l’ENLÈVEMENT PAR LES OCCUPANTS DE L’OVNI et la
5eme est – je suppose - L’AMITIÉ qui se noue avec les dits-habitants…Mes rencontres avec les Savoyards appartiennent donc au 5EME TYPE !
Mais parmi tous ceux, dont je vous ai parlé ici, j’en ai volontairement oublié
UN, puisqu’il fut le dernier à se laisser apprivoiser, mais il mérite, cependant, de clore cette catégorie « TRACTEURS» (sans pourtant appartenir au monde paysan) avant que je ne
passe le clavier aux griffes acérées de ma (presque) Persane pour qu’elle poursuive la rédaction de ses lettres pendant que je prendrai un peu de vacances. Voici donc, l’histoire (à peine
enjolivée) du « BOCAGE FLEURI » et de son propriétaire…Tout d’abord, je dois avouer que ce nom bucolique convient assez mal à cette immense batisse un peu austère surplombant un parc
dont les tourniquets – qui ont sans doute jadis accueillis quelques postérieurs enfantins – sont aujourd’hui tristement rouillés et dont le mini-golf est depuis longtemps envahi par les herbes
folles. Le « BOCAGE FLEURI » était « notre » gite. Les pièces que nous y occupions, chambres, salon, cuisine et dépendances étaient déjà vastes, mais ne représentaient qu’une
petite partie de la demeure. Ma curiosité naturelle me poussait à savoir ce que recélait le reste du bâtiment dans lequel j’avais entrevu « LE PROPRIÉTAIRE ». Le mystère qui l’entourait
aiguisait chaque jour ma curiosité, je le croisais parfois en tenue de pompier, parfois en gentleman farmer accompagné d’un molosse, cheveux longs et dégaine décontracté, parfois en jardinier sur
son motoculteur. Se transformait-il en LOUP GAROU les nuits de pleine lune dans le parc à la recherche d’une proie ? Errait-il dans toutes ces pièces aux volets clos à la recherche de sang
frais ? Avant que mon imagination débordante, exacerbée par l’excitation du spectacle, ne m’entraîne dans des délires maniaco-dépressifs, j’eus la chance de pouvoir résoudre les énigmes que
j’avais fomentées. L’homme aux métiers multiples se prénommait JEAN-NOEL. il était médecin-pompier-sauveteur en montagne, jardinier par obligation et musicien par passion. J’appris qu’il avait
racheté ce lieu magnifique (anciennement pension pour enfants à la santé fragile) pour en faire un lieu d’accueil pluridisciplinaire. J'appris également qu'il aimait les artistes et qu'il allait
le prouver en venant , deux fois voir « TRACTEURS » à la "première" et à la "dernière" . Donc, ne vous fiez jamais aux dents aiguisées que vous croyez voir poindre derrière un
sourire, elles ne sont souvent que la projection de votre propre agressivité!…Et plus que jamais, je pense qu'il ne faut pas s’arrêter à une rencontre du 2eme type ! Ce type là est à
découvrir comme son lieu ouvert aux idées et aux propositions, cliquez ici, pour en savoir plus.
Par Laurence
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Publié dans : TRACTEURS
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Dimanche 23 août 2009
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C’est sur ces mots du grand Shakespeare (La Tempête ) que s’achevait notre
spectacle. La « DERNIERE » fut accompagnée d’un public aussi dense et aussi enthousiaste que les représentations précédentes. J’ai, personnellement, savouré chaque instant de
cette ultime représentation avec un plaisir aussi grand que le pincement qui étreignait mon cœur au fur et à mesure que le salut approchait. J’ai exécuté tous mes « RITUELS » quotidiens
avec une conscience plus en éveil encore que les jours précédents, pour imprimer dans ma mémoire chaque détail, chaque impression, enfin, tout ce qui pourrait nourrir les souvenirs de
cette aventure exceptionnelle. La plupart des comédiens se crée en effet des « rituels » pour chaque spectacle, superstition consciente ou repères mnémotechniques inconscients, nous
prenons une gorgée d’eau, nous réajustons notre fard ou nous rangeons notre costume ou un accessoire selon un rite immuable chaque soir, d’un même geste, au même moment. Mes origines
méditerranéennes ne font qu’accentuer ce chemin de superstitions et de rituels qui m’aident à « marquer mon territoire » de jeu (comme les chats). Je ne vais pas vous livrer ici
tous mes secrets, mais je peux vous dire, par exemple que, chaque soir, avant le début des représentations je passais caresser les veaux, avant de faire une « italienne » (répétition du
texte pour mémoire) dans le champs près de la laiterie, je peux vous dire aussi que pour la première scène j’arrachais systématiquement trois ou quatre brins de paille dans les bottes sur
lesquelles j’étais assises, que je conservais dans la « loge rustique » jusqu’à la fin du spectacle…Et que je jetais un regard amusé sur l’ombre de ma silhouette improbable « A
LA DUBOUT » », projetée sur les mur du couloir d’alimentation avec le dessin des cornadies. « Nos divertissements sont finis…Nous sommes de la même étoffe que les songes. Et
notre vie infime est cernée de sommeil ". J’avais envie d’embrasser un à un tous ces spectateurs avec qui, nous avons durant dix représentations accroché notre charrue aux étoiles !. Hier,
avant de prendre le train pour PARIS et ensuite le MORBIHAN (d’où je vous écris ce soir), je suis allée saluer nos hôtes, la merveilleuse famille COUTAZ, et caresser pour la dernière
fois, ELIPOTE, EDEN et EPAUTRE…Peut-on s’attacher à un ruminant, que d’aucuns trouveront lourd, bête et sans grâce ? Pourtant, je crois bien que OUI. « EPAUTRE » est sensiblement
différente des deux autres genisses qui partagent le même enclos. Elle a les cils plus longs, les yeux cernés de marron et une façon de plonger son gros museau doux et rose dans la paume de mes
mains, bien particulière…
Drôle d’aventure que ces « TRACTEURS » qui ont su si bien entremêler
les racines du bitume et de la terre. « PAS DE PAYS SANS PAYSAN » disait le slogan des Jeunes Agriculteurs et on peut dire aujourd’hui : dans AGRICULTURE, il y a
CULTURE…
Et pour conclure ces chroniques savoyardes ,(qui seront dorénavant réunies sous
la catégorie « Tracteurs » ) voici une petite photo de votre servante avec des "mamelles" et un postérieur aventageux, pas vrai?
Par Laurence
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Publié dans : TRACTEURS
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Vendredi 21 août 2009
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« DERNIÈRE » un mot haï par la plupart des gens du spectacle. Qu’une
pièce soit jouée trois cents fois ou 10, le mot « DERNIERE » sent le sapin, c’est le jour où on dit adieu à un personnage qui pendant X représentations a eu une voix, une démarche, une
autonomie, une âme et qui brusquement n’est plus qu’un peau vide accrochée à un cintre. Cet été en Avignon, la Maison Jean Vilar exposait quelques photos géantes et des costumes mythiques de
Gérard Philipe dans « LE CID » ou « LORENZACCIO » et j’essayais vainement en regardant ces oripeaux aux velours défraîchis de faire revivre la voix magique et la
silhouette de l’immense acteur du Palais des Papes…Loin de moi l’idée de comparer nos modestes personnages de « TRACTEURS » aux héros de Corneille ou de Musset, mais je pense quand même
que durant ces dix représentations ils ont rempli leur mission en offrant le rire et l’émotion. Hier , à l’issue d’une représentation qui affichait « COMPLET », nous avons tous été
invité par les « JEUNES AGRICULTEURS » à partager « l’assiette savoyarde » et un grand moment de convivialité où le cœur des RATS DES VILLES ET RATS DES CHAMPS battaient
définitivement au même rythme. Ce matin quelques gouttes de pluie m’ont fait dire « Tiens, le ciel pleure sur notre « Dernière », mais non ce soir, la SAVOIE me surprend encore, le
soleil brille a nouveau pour nous gratifier généreusement de belles couleurs roses et mordorées sur le REVARD au coucher du soleil pour saluer notre « DERNIÈRE ». `
PS : Une troisième genisse est née pour tenir compagnie à Elipote et Eden ,
elle est fille de « Biscotte », j’ai donc proposé pour nom de baptême « EPAUTRE » et à ma grande fièreté le nom fut agrée par la délicieuse PERRINE , fille de
Jean-Louis et Marie-Hélène et responsable des laîtières !
Par Laurence
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Jeudi 20 août 2009
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Aujourd'hui, coïncée dans mes alpages, je n'ai que quelques minutes pour accéder
à internet, et je n'ai pas eu le temps de préparer mon article dans la journée. Je crois aussi, que le stress de la "DERNIÈRE" qui approche à grand pas m'empêche d'écrire aujourd'hui...Je peux
seulement vous dire que ce soir c'est ARCHI-COMBLE et je ne sais pas où on arrivera à caser tout ce monde! PROMIS DEMAIN, je rendrai compte de mes impressions de fin de réprésentation, pas
encore de BILAN, ce sera pour dimanche, à tête reposée.
Par Laurence
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Publié dans : TRACTEURS
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Mercredi 19 août 2009
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19:00
Parmi les jolies phrases cueillies à la sortie de la représentation hier soir où nous avions largement dépassé la jauge maximum prévue, JEAN-MARC, l’un
des piliers de notre « Théâtre à la Ferme » me disait, « Au train où ça va, pour les deux dernières représentations, on va FRÔLER L’ÉMEUTE ! « C’est-y pas beau
d’envisager un tsunami de spectateurs, prêt à se battre pour assister à une représentation théâtrale ? Nombre de théâtres parisiens ou avignonnais vont nous envier ! En
effet, le public de tous âges et de plus en plus large vient s’asseoir sur nos bancs et nos chaises rustiques pour rire et applaudir avec la même ferveur, les textes de Bruno ALLAIN, Dominique
PAQUET, Jean-Paul ALEGRE, Christina FABIANI ou moi-même, ou écouter religieusement les percussionnistes bulgares jouer du Vivaldi ! Et les « retours » à la buvette après la
représentation sont magnifiques.
DE L’UTILITÉ DU BLOG…
Parmi les bonheurs multiples suscités par cette aventure, je dois dire aussi que j’ai pu vérifier une fois encore que les rencontres via ce blog,
n’étaient pas virtuelles et que les « ami(e)s » que l’on y trouvent justifient pleinement le temps passé sur le clavier. J’ai par exemple crée une relation approfondie avec CHANTAL,
rencontrée brièvement à la Toussaint 2008 en louant via internet son gîte « LA CLÉMENTINE » ( au Pays de Mandrin ) grâce au blog, dont elle est devenue une lectrice assidue et qui
s’est donc engagée dans les premiers bénévoles autour de « TRACTEURS » ; Fidèle, parmi les fidèles et grâce à qui le bouche à oreille a permis de toucher ce public si vaste.
Et avant hier soir, j’ai eu la surprise de rencontrer « en chair et en os » GUY GARNIER (que j’ai dans mes liens, depuis fort longtemps), dont j’admirais les œuvres via son blog, qui
habite à une trentaine de kilomètres de là, qui est venu m’applaudir et me montrer quelques unes de ses œuvres ici même (mini expo itinérante !) Je confirme J’AIME, c’est très BEAU. Quand le
blog, permet ce genre de rencontres, on se dit qu’on n’a pas perdu son temps, ni usé inutilement ses yeux sur l’écran !
Pour finir, je n’ai pas pu prendre la photo du tee-shirt du JA (jeune agriculteur) croisé l’autre jour près de la grange , mais je tiens
à vous donner le texte qui y figurait : « JE BOIRAI DU LAIT, LE JOUR Où LES VACHES MANGERONT DU RAISIN » ! Sur la photo ci-jointe, l'escalier du château de Rochefort (un peu
restauré, certes! ) où MANDRIN fut arrêté avant d'être roué à Valence.
Par Laurence
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Publié dans : TRACTEURS
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